19e dimanche ordinaire

Publié le par jim


Voici l'homélie du Père Jean M du diocèse d'Autun.

Jeux  Olympiques -  10 août 2008 – 19ème Dimanche ordinaire

 

Ils ont débuté ! Les Jeux Olympiques bien sûr ! Evénement mondial !

Dans cet immense pays qu’est la Chine c’est surtout à Pékin , jusqu’au 24 août, que se dérouleront des jeux sportifs où seront présents des athlètes de presque toutes les nations. Les médias ne manqueront pas de nous tenir au courant des festivités et de toutes les prouesses sportives.  Décorés de médailles diverses, elles verront monter sur des podiums les « dieux du stade ».

 

Ces Jeux ne sont pas sans interroger, du fait de la direction politique communiste chinoise. C’est un pays qui sans connaître, espérons-le, les épouvantables horreurs du nazisme hitlérien ou du communisme stalinien n’en demeure pas moins dictature où les droits de l’homme et la liberté d’exercer une foi religieuse se trouvent contrecarrés, voir persécutés.

Prions pour que ces Jeux génèrent un changement sur ces points … Qui sait ?

 

Le sport, en ces Jeux, n’en garde pas moins ses valeurs humaines de paix et de fraternité, mais pour des gloires passagères sur des podiums humains. Le sport n’est pas toute la vie ! Et en bien des nations, il se trouve parfois entaché par l’idole argent savamment miroitée.

 

Sans faire détrôner des Jeux susceptibles d’apporter de belles joies humaines l’Eglise rappelle l’existence de podiums d’autres valeurs, de consistance éternelle et englobant toute la vie humaine. En regard des podiums humains il y a un podium divin. A été élevé sur lui celui qui a remporté la gloire éternelle et divine de l’Amour : Jésus Christ ! Il est le Fils de Dieu fait homme pour le salut du monde. Son « podium » c’est la croix, arbre de vie éternelle, signe d’un amour vécu jusqu’au don total de sa vie. Regrettons que certains cherchent à faire disparaître ce signe qui, regardé, ne peut ne peut que contribuer à élever l’âme et le cœur, surtout dans l’éducation, chez les malades, les personnes âgées et chez tous les souffrants.

 

La Parole de Dieu de ce jour  redit les valeurs humaines prêchées par Jésus et prescrites par Dieu pour le bonheur de tous, le chemin de podiums humano-divins.

Le prophète Elie (1ère lecture) signale le « passage » de Dieu sur notre terre. Sil n’est pas  évidemment dans des conduites humaines de mensonge, de méchancetés, de violence et de crimes, il n’est pas non plus dans des éléments destructeurs de la nature : tsunamis, tornades, tremblements de terre, incendies.  Il est dans la « brise légère », celle de la bonté, de la tendresse, de l’amour, celle de l’Esprit Saint, Esprit d’amour offert à ceux et celles qui savent sortir de la caverne du péché.

 

« Fais-nous voir, Seigneur, ton amour », et nous serons sauvés. « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » (Psaume).  C’est en champion de ces vertus que Jésus Christ est élevé. Indépassable il demande  à être suivi et appelle tous le hommes  à partager sa gloire, celle de l’Amour !

 

En seconde lecture St Paul rappelle que Jésus est juif et « Dieu béni éternellement ». L’apôtre souligne fortement son union à ce peuple, choisi de Dieu et rempli de ses promesses. Comment ne pas regretter ce que certains chrétiens ont commis contre les juifs ? Comment ne pas souligner, pour le monde entier, ce « détail » d’une Shoah  dont nous découvrons encore des horreurs commises, autres que celles horribles des camps de concentration ? Comment ne pas prier pour que leurs croix finissent un jour par se conjuguer avec celle du juif Jésus ?

 

Avec Jésus ressuscité, l’Eglise, nouveau peuple de Dieu, propose donc aussi ses podiums. Ils sont ceux de la sainteté. En quantité nous en connaissons  qui s’y sont élevés. En premier une femme : Marie, mère de Jésus. « Embarqués » dans l’Eglise ils n’ont pas été sans péchés, parfois graves. L’Evangile nous fait comprendre que l’Eglise, comme toute vie, peut être secouée par des vents contraires. Pour y faire face Jésus nous trace son chemin : en premier la prière. Puis il invite à ne pas avoir peur. Il n’est pas un fantôme, le sujet d’une science fiction. Il est « vraiment Fils de Dieu ». Comme Pierre, lui tendre la main, avoir recours à lui, dissipe le doute, ôte le péché.. Comme ses disciples, pour gravir les marches des podiums de son Eglise, acceptons d’être nourris du pain partagé, pain de vie éternelle, pain d’amour qu’est l’Eucharistie !

 

Résistants aux forces du mal  devenons conquérants en amour du Christ et de nos frères humains !

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Publié dans pistes homélies

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